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Costumes Créoles

Mode et Vêtements Traditionnels des Antilles Françaises

 

 

 

 

 
Tout de coquetterie, de grâce, d'élégance et d'indolence, la femme Antillaise apparaît dans toute sa splendeur.

Costumes Créoles

La Grand' Robe, toujours réalisée dans un tissus
coloré ou brillant, elle était portée avec un jupon et
une cape de la même teinte.

La Douillette

Robe de tous les jours, elle était constituée d'un jupon, d'une robe serrée à la taille en cotonnade fleurie, à carreaux ou à rayures.

La Titane, vêtement porté par les courtisanes de l'époque. Provocante, elles n'hésitaient pas à porter une chemise en dentelle largement échancrée sur la poitrine et découvrant leurs épaules.

La Cotonnade, en madras calandée, elle pouvait être en velours ou en satin les jours de fête.

 
 

 
 

La façon dont est nouée la coiffe à pointes ou à bouts, carré de madras attaché autour de la tête, révèle aussi la disponibilité sentimentale de l'antillaise.
 

Une pointe : cœur à prendre
Deux pointes :
déjà conquise
Trois pointes :
mariée
Quatre pointes :
mariée mais vous pouvez tenter votre chance.

           

La coiffe Accessoire indispensable du costume créole, la coiffe reflète tantôt la situation sociale tantôt la situation matrimoniale de la femme.

 

Appelé aussi têtes, elles sont faites à partir d’un carré de tissu madras* bien amidonnée que l’on pose sur la tête en diagonale. Attaché solidement à l’arrière, on croise les deux bouts et on les fait revenir en avant .

 

On redresse, noue les pointes en les épinglant. Au commencement des lois interdisaient aux affranchies de porter des chapeaux. Le port du foulard étant ressenti comme une humiliation, les femmes créoles adoptèrent la coiffe de madras, carré de tissu noué autour des cheveux.

Au fil du temps, la coiffe s’est créée son propre langage en fonction du nombre de pointes, on sait si la femme qui la porte est mariée, célibataire, amoureuse ou provocante.

Les coiffes spécifiquement guadeloupéennes : - tête casserole - tête créole - tête plombière Les bijoux sont un indispensable complément du costume.

Aujourd’hui le costume créole est encore porté lors des grands évènements ( mariage, baptèmes ..) et lors des fêtes traditionnelles ( Lewoz ). Mais il a su aussi se moderniser

 

Pour plus de renseignement lire

Mode et vêtements Traditionnelles des Antilles Françaises de 1635 à 1948

Édition Fabre Domergue

Le Madras, à partir duquel étaient fabriqués les costumes créoles, est aujourd’hui utilisé pour réaliser de nombreux vêtements (robes, chemises, paréos...) un souvenir "prêt à porter" !
 

Le madras est le tissu traditionnel des Antilles. Il a été apporté par les premiers travailleurs indiens avant de devenir l'élément essentiel du costume traditionnel antillais. Il tire son nom de la ville du même nom, en Inde. Il est fait de coton, avec des fils de couleurs aussi éclatantes que variées qui forment des carreaux et des rayures.

 

Aujourd'hui, le madras trouve sa place dans la mode actuelle. Il est utilisé pour la confection de prêt à porter, de sac a main, de paréos et autres accessoires de mode. On l'utilise aussi très souvent pour décorer la maison, en confectionnant des nappes et des rideaux par exemple.

 

Ce nom vient de l’ancienne ville de Madras, en Inde (Madras, ancienne dénomination de la ville indienne de Chennai). Elle était donc fabriquée pendant la colonie britannique, qui y a importé ces motifs inspirés des tartans écossais.

C'est un tissu de coton aux fils de couleurs vives formant des carreaux ou des rayures, utilisé traditionnellement aux Antilles

Aux Antilles, le costume traditionnel féminin est un véritable langage et une indication sur la vie sentimentale de la femme Antillaise tout en mettant en relief sa beauté (coiffe madras, bijoux créoles, tenue antillaise).

 

Le port du chapeau étant interdit au temps de l'esclavage, les Antillaises ont adopté la coiffe créole en madras comme signe distinctif de beauté.

 

GRAVURE du 19 ° siècle
sur papier fin d'époque vers 1835
COSTUME CREOLE en 1835
ANTILLES FRANCAISE
18 cm x 26 cm

 
 

“Collier chou”, “Chaîne forçat”,

broches ou boucles d’oreilles, ils complètent à merveille le costume créole traditionnel. Façonné par nos artisans bijoutiers, l’or est un souvenir chargé d’histoire.

 

Le bijou créole est plus que tous les autres artisanats intimement lié aux aspirations d’une grande partie de la société locale.
Il a été pour les esclaves le symbole de leur ascension sociale dans un système qui ne les favorisait pas et le seul luxe des populations campagnardes qui ne pouvaient investir dans la terre.
Ce sont les esclaves domestiques, nourrice (la da), chambrières ou favorites du maître qui arborent les plus anciennes parures d’or qui remplacent peu à peu la verroterie du 17ème siècle.

La coutume voulait que les enfants des familles riches remercient la « da » qui les avait élevé en lui offrant à chaque anniversaire ou étrenne un ou plusieurs grains d’or ouvragés.
Montés en longs colliers, ils témoignaient de ses bons et loyaux services.
Les artisans bijoutiers créoles se sont inspirés de deux sources d’influence pour leurs modèles : les différents styles français et les traditions africaines du travail, des métaux.

Ils portent des noms très symboliques inspirés de l’histoire, de la faune et de la flore locale : pomme cannelle, "tété" négresse, chaîne forçat, collier grain d’or, broche "nid de guêpe", collier chou, etc.

Email :kamaniok91@free.fr

 
 


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