Beaucoup
d’entre vous avez encore le souvenir
des Noël d’antan, passé dans nos campagnes.
De ces merveilleuses soirées pleines d’enthousiasme de joie,du goût particulier du Schrubb et du jambon de Noël. Ou tard dans la nuit
l’on rendait visite à tous nos voisins aucune porte ne restait fermée.
La
tradition antillaise des Cantiques de Noël que l'on avait pu
croire relevant de temps révolu et à jamais perdu, a
fait, ces dernières années, une réapparition qui s'apparente
à un retour en force. C'est
en
1999 que l'Association organise son premier Chanté Nwel.
Un grand Merci àMonsieur DéDé Saint-Prix grand défenseur de la
musique et des traditions Antillaises,
qui nous a fait l'honneur de sa présence lors de notre
chanté Nwel du 15 décembre et du
dynamisme qu''il nous a transmis.
Chanté Nwèl 15 décembre 2007
Ka Maniok , remercie les 300 participants
à son"Chanté Nwèl
" 2007
Un grand moment de partage ou la
tradition a été respectée, les Tanbouyens de Ka Maniok ont été
excellents de l'avis du public. Monsieur Dédé Saint-Prix nous a
fait l'honneur d'une visite surprise et à marqué de son empreinte cette
superbe soiréeet le public
volontaire a chanté Nwèl à tue-tête
.
Merci Dédé revient quand tu veux , c'est cela la magie
des chantés Nwel
La semaine prochaine un reportage photos de cette mémorable
soirée sera publié sur notre page ChantéNwel
Je voudrais remercier
toute l’équipe de Ka Maniok pour cette merveilleuse
soirée de chanté nwèl.
C’était vraiment formidable. Florence
Cette
période de fin d’année est l’occasion de célébrer des valeurs telles que
la paix, l’amour, la joie et le partage. Ces valeurs universelles
manifestent ce que l’on appelle « l’esprit de noël ».
le "Chanté Nwèl" de Ka Maniok à été retenu par le
Ministère de la culture de la Communication et la
Délégation interministérielle Pour l’Egalité des Chances des Français d’Outre-Mer
Nous sommes ainsi récompensés du travail accompli au cours de ces années à défendre le folklore et les traditions Antillaises.
La
commune de Sainte-Rose,
tout comme Capesterre-Belle-eau, est une commune
rurale où il y a eu de grandes habitations, des usines, où donc il y a
eu des communautés soudées par le travail de la terre, par une même
lutte pour l’amélioration du quotidien rythmé par la musique gwo ka. Des
joueurs de Gwo ka tels que Kristen AIGLE, Henri DELOS, Davoux et Morny
AIGLE, Loulouse SOPTA, et bien d’autres ont été les gardiens et
transmetteurs de la tradition des chants de Noël telle que le conçoit le
groupe « Nwel antan lontan » dirigé par madame Fance-Lise LADINE
Dans leur
maison à Cadet Sainte-Rose, dès le dimanche
de l’Avent, la télévision reste éteinte le soir, et toutes les soirées sont
consacrées au chant des cantiques de Noël. Jusque vers la fin des années 1980,
cela se passait avec la famille élargie. Par la suite, d’autres personnes se
sont jointes au groupe et au début de 1990, il a pris des proportions dépassant
largement le cadre familial et amical.
Actuellement, des centaines de personnes
participent chaque année à « Nwel antan lontan », ce qui demande la mise en
place d’une organisation spécifique.
Extrait
Exposé
par Marie-Hélène Joubert à la Médiathèque
Caraïbe,
le 2 décembre 2005
Connaitre et
Comprendre l'origine des Chantés Nwel
Le public, venu nombreux a salué notre initiative,
Le républicain est venu pour relaté cette événement.
Pour
la cinquime deuxième édition c'est plus de 150 sympathisants
et amis qui sont venus déguster avec nous le "cochon pays" et chanter
les cantiques de
Nwel
alors
"page 2007 !"
( Pour la nouvelle année ... )
Le répertoire des chants de Noël
Il
existe une quarantaine de cantiques de Noël.
Cinq concernent l’Avent, un est destiné à la veille de la nuit de Noël,
cinq sont réservés à la nuit de Noël et les vingt sept autres pour le
jour de Noël. Cette chronologie n’est plus respectée.
Transmission.
La transmission s’est faite et se fait encore oralement,
par immersion, Les cantiques ont été enrichis de nouveaux chants tels «
Les anges dans nos campagnes », « Mi bel lanwit »
(14), « Mon filao » (15) et des
bèlè sont constamment crées.Un mouvement de
régénération de la tradition des chants de Noël a été impulsé fin des
années 80 par des gens vivant dans des quartiers où la tradition de Noël
s’est, en fait, toujours maintenue, vaille que vaille.
Mais la tradition de Noël n’est pas uniforme dans l’Ile. En effet,
chaque coutume locale de « chanté Nwel » répond à une fonction
différente tout en restant établie dans une même tradition ayant pour
base la nativité.
Extrait
Exposé
par Marie-Hélène Joubert à la Médiathèque Caraïbe, le 2
décembre 2005
La tradition de Noël que l’on pensait
moribonde à la fin des années 70, se renouvelle. Pendant la décennie soixante dix, la
tradition des chants de Noël s’étiole, alors que parallèlement les jeunes se
réapproprient la musique gwo ka. La société guadeloupéenne est en mutation. La
cellule familiale devient plus petite avec la maîtrise de la contraception
féminine. Beaucoup plus de jeunes partent étudier en France. Ils quittent la
maison familiale après leurs frères et sœurs partis pour la métropole avec le
BUMIDOM (bureau de migration des départements d’Outre-Mer).
Dans ce contexte de retour aux sources, au début des années 1980, il y a un
regain d’intérêt pour les rencontres de Noël. Dès le premier week-end de
l’Avent, en famille, entre amis, on se retrouve pour créer par les chants, cette
atmosphère si spéciale de l’attente de Noël. Des groupes musicaux se
spécialisent dans les chants de Noël. C’est le cas notamment de « Kasika », de «
Nanm’ », de Cactus par exemple.
Pratiquement
simultanément, en différents points de la Guadeloupe le Noël traditionnel est
relancé, le terme « chanté Nwel » remplace celui de « veillée de Noël ».
Les chanté Nwel ont des impacts aussi bien sociologiques, économiques que
spirituelles.
Extrait
Exposé
par Marie-Hélène Joubert à la Médiathèque Caraïbe, le 2
décembre 2005